CADENAS est le nom que j'attendais car il s'agit bien d'un objet qui sert à réunir et verrouiller tout en étant mobile. Il n'a pas vocation à être inclus dans un battant de porte.

 

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Son fonctionnement est étrange et sa jolie clé, ressemblant à un pendentif, est d'un usage très particulier que l'on ne rencontre plus de nos jours. Elle ne tourne pas dans un trou de serrure, mais s'introduit dans une sorte de rail par une ouverture discrète ici à gauche. Puis elle glisse dans ce rail dont le profil correspond à la silhouette découpée, jusqu'à rencontrer une résistance à son extrémité droite...

 

Schmilblic - 2-3

 

Cette résistance est due au ressort de "lames" inclues dans la partie mobile dont deux se terminent par des ergots formant butées et s'engageant dans des "lumières" cachées à l'intérieur du canon du cadenas. Il est nécessaire de pousser fermement la clé jusqu'à ce que deux ergots situés à son extrémité inférieure viennent soulever ceux des deux lames, les libérant ainsi des lumières et de l'effet ressort, permettant ensuite de dégager la partie mobile.
C'est bien là le même principe "ergot-ressort-butée" des multiples boucles de poches de sacs à dos, et de cartables d'écoliers d'usage courant de nos jours.

 

Schmilblic - 4

 

Après ces manipulations, avec un peu de force et de persévérance, le tour est joué ! Le coffre, la barrière, la porte... peuvent enfin être ouverts et révéler leurs secrets.

J'ai photographié cet objet dernièrement dans un chalet de montagne dans le Valais en Suisse où il servait de décoration... et de "casse-tête" ! Aucun mode d'emploi n'étant disponible, seules observations et manipulations permettent de résoudre l'énigme. Quand à l'origine, l'âge et l'usage de ce cadenas, toutes les informations, toutes les suggestions seront les bienvenues.

Quelques recherches sur la toile conduisent à ce site présentant le résultat de fouilles en Angleterre...

Cadenas à canon

York, 16-22 Coppergate Cadenas à canon 1. Fin du 12è siècle Cadenas entier. Un palâtre destin tre encastré dans le coffre est fabriqué d'une pièce avec la tige. La pointe de cette tige s'engage dans l'oeillet d'une projection faite d'une pièce avec le pêne. Ce cadenas est plaqué d'alliage de cuivre.

http://www.mondes-normands.caen.fr

 

Bravo Alroga (Hélène) et Anthony,

Préparez vos tartines !