Pourquoi photographier encore et encore les mêmes orchidées spontanées ? 

Ce jour de printemps 1999, un ami attirait mon attention sur quelques petites plantes du bord de route.


Des noms latins mystérieux, des hommes pendus, une odeur de bouc, des militaires en manoeuvres, des singes acrobates, des bouffons casqués, des abeilles gourmandes, des langues pendantes vrillées et fourchues, des bourdons lubriques, des insectes leurrés, des graines nombreuses minuscules et démunies...
... accompagnèrent ensuite plusieurs centaines de kilomètres de randonnées :

une Odyssée dans nos fossés ! 

 

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Ce jour-là, voici l'ami passeur et moi à quatre pattes à flanc de talus, auscultant les super-héroïnes. 

Nous étions à vélo entre AUBAINE et CREPEY (21), la petite route était pentue, très pentue, et l'occasion d'une pause, bienvenue. 

J'ai mordu durablement.
L
'appât était beau, si étonnant !  

 

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Au passeur, je suis "éternellement" reconnaissant des Orchidées spontanées et du règne végétal, du vélo au long cours et de la cartographie, de bien d'autres choses encore... 

Aux Orchidées spontanées, je suis "éternellement" reconnaissant de m'avoir ému, d'avoir su me rendre plus sensible encore aux richesses ordinaires, attentif à leur fragilité. 

 

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Ophrys insectifera ou Ophrys mouche

 

passage obligatoire !

 

Montagne de la Chaume - BOUZE-LES-BEAUNE à NANTOUX (21)
clichés du 22 avril 2019

 

© F6
avril 2019